Sur une barricade
Sur une barricade, au milieu des pavés
Souillés d’un sang coupable et d’un sang pur lavés,
Un enfant de douze ans est pris avec des hommes.
- Es-tu de ceux-là, toi ? – L’enfant dit : Nous en sommes.
- C’est bon, dit l’officier, on va te fusiller.
Attends ton tour. – L’enfant voit des éclairs briller,
Et tous ses compagnons tomber sous la muraille.
Il dit à l’officier : Permettez-vous que j’aille
Rapporter cette montre à ma mère chez nous ?
- Tu veux t’enfuir ? – Je vais revenir. – Ces voyous
Ont peur ! où loges-tu ? – Là, près de la fontaine.
Et je vais revenir, monsieur le capitaine.
- Va-t’en, drôle ! – L’enfant s’en va. – Piège grossier !
Et les soldats riaient avec leur officier,
Et les mourants mêlaient à ce rire leur râle ;
Mais le rire cessa, car soudain l’enfant pâle,
Brusquement reparu, fier comme Viala,
Vint s’adosser au mur et leur dit : Me voilà.
La mort stupide eut honte et l’officier fit grâce…
Victor Hugo
L’année terrible

Νοεμβρίου 19, 2008 στο 12:32 μμ
[...] παρέα. Και την αγαπώ. Και το δώρο του Γιώργου το κρατώ στην καρδιά μου, όπως όλες τις στιγμές αυτής της [...]
Δεκεμβρίου 20, 2008 στο 8:01 μμ
Άριστη επιλογή. Le weekend terrible! Ο “ηλίθιος” θάνατος δεν ένοιωσε ντροπή ούτε ο ηλίθιος φρουρός.
Δεκεμβρίου 22, 2008 στο 9:21 πμ
Δυστυχώς είναι έτσι.
Ευχαριστούμε για την επίσκεψή σας σ’ αυτή τη σκοτεινή γωνιά.